Le gluten s’est peut à peut emparé de nos assiettes au fil des années sans que l’on en fasse vraiment attention. Il peut être nécessaire de s’intéresser à l’évolution de l’alimentation. En effet, depuis plus de 15-20 ans, le gluten a subi de nombreuses transformations chimiques pour satisfaire l’industrie de l’agroalimentaire. Cependant, cette modification artificielle n’est pas sans conséquence sur la santé.

Mais d’abord, on peut se demander :

Le gluten : c’est quoi ?

Le gluten est tout simplement une protéine végétale que l’on retrouve dans certaines céréales.

Comment savoir dans quelles céréales se trouve le gluten ?

Retenez ce mot mnémotechnique :

SABO

C’est-à-dire : Seigle, Avoine, Blé et Orge.

Ps : L’avoine ne contient pas de gluten, mais est transformée en céréales consommables avec les mêmes machines que celles du blé. On comprend donc le lien de contamination possible du blé vers l’avoine.

Ces 4 céréales sont celles que l’on retrouve le plus dans nos produits alimentaires.

Pourquoi ?

La raison est simple : elles contiennent une quantité de gluten que beaucoup d’industriels apprécient grâce à leur faible coût ainsi que leur pouvoir liant et élastique.

Oui, en effet : le gluten permet de rendre un aliment plus moelleux et souple. Donc, l’aliment à une meilleure texture et il est plus agréable au palet.

Voilà pourquoi il est intensivement utilisé dans les produits de grandes consommations.

En quoi le gluten peut-il être un danger ?

Il est en réalité un double danger.

D’un côté, le danger est au niveau du choix des produits que l’on consomme

D’un autre, les conséquences sur notre santé globale.

Commençons par comprendre dans quels grands types d’aliments se glisse la fameuse protéine.

Deuxième mnémotechnique qu’il est impératif de connaître en matière de diététique :

4P

À savoir : Pain, Pizza, Pâtes, Pâtisseries

À vrai dire, ces aliments contiennent tous les 4 fameuses céréales du dessus.

Il faut savoir que le blé est la céréale la plus répandue dans la fabrication des produits alimentaires.

Cela s’explique grâce à son prix brut bien inférieur aux trois autres (2 à 3 autres fois moins cher au kilo que le seigle, l’avoine et l’orge).

Mais c’est aussi la céréale qui contient le plus de gluten, donc de pouvoir de souplesse.

Le danger lorsque l’on choisit des produits au magasin se situe donc dans le choix d’un pain, d’une pizza, de pâtes ou de pâtisseries faites avec du blé.

Astuce : si vous deviez obligatoirement choisir un produit à base de blé, alors optez pour un blé complet et de préférence biologique.

Vous l’aurez compris, le seigle, l’avoine et l’orge sont bien meilleurs pour votre santé que le blé.

Malgré tout, le gluten a aussi des dangers sur votre organisme qu’il faut absolument connaître.

Petit rappel, cette protéine rend plus moelleux le pain.

Mais savez-vous pourquoi ?

Grâce à son effet collant et aérien qu’il produit au contact d’autres ingrédients.

gluten

Ce côté « glue » vient coller aux parois des intestins et c’est là que les choses se compliquent.

Premièrement, en raison de l’accroche du gluten à la barrière intestinale, elle devient elle-même plus fragile.

Cela entraîne une fatigue mentale et physique puisque le corps puise dans ses batteries pour le digérer et le décomposer. On peut alors se demander comment faire pour éviter la fatigue après les repas.

Ps : Le corps dépense plus de 50 % de son énergie à la digestion.

Quelles sont les personnes les plus à risque ?

Beaucoup de gens se plaignent de douleurs après l’ingestion d’aliments riches en gluten. C’est là qu’il est important de parler des différents niveaux de sensibilité au gluten.

1 : Hypersensibilité

2 : Intolérance (Maladie cœliaque) 

3 : Allergie

Pour connaître si l’on est à risque, il faut procéder à une prise de sang qui permet de connaître les taux de transglutaminase (IGA) et des anti-gliadines (IGG).

Ps : Le taux d’IGA est plus précis et fiable que les IGG.

Une autre méthode plus simple et très efficace est de tenir un journal alimentaire. Si vous ressentez une ou plusieurs sensations désagréables, alors notez :

  1. La sensation ressentie
  2. L’heure à laquelle vous avez ressenti la sensation
  3. Ce que vous avez consommé 3 heures avant d’avoir ressenti la sensation

Cette technique en 3 étapes vous aidera à connaître votre sensibilité ou votre intolérance.

Ps : Cette astuce est aussi valable pour n’importe quel aliment ! Essayez donc cette méthode 😉 !

Quels sont les symptômes d’une intolérance au gluten ?

L’intensité des symptômes varie en fonction de chaque personne. Voici une liste globale des sensations rapportées par de nombreux gens :

  • Ballonnements après les repas
  • Diarrhées répétitives
  • Nausées après les repas
  • Baisse de concentration après avoir mangé un aliment contenant du gluten
  • Céphalées
  • Courbatures musculaires
  • Douleurs articulaires
  • Sensation de léthargie ou d’engourdissement

Ps : Ces symptômes peuvent être à l’origine d’autres troubles physiologiques, pour en savoir plus : consultez votre médecin.

Comment savoir si je suis intolérant ?

L’intolérance au gluten peut être détectée de deux manières :

  1. Test sanguin (recherche d’anticorps transglutaminases et anti-gliadines)
  2. Biopsie intestinale (prélèvement d’un petit morceau d’intestins pour savoir si les villosités sont endommagées par le gluten)

Ces deux types de dépistages sont relativement fiables et sont sous l’autorisation du médecin.

Quelles sont les alternatives et que penser des produits « sans-gluten » ?

Les produits sans-gluten sont de plus en plus présents chez les distributeurs alimentaires. En plus de l’explosion du chiffre d’affaires de ce nouveau business, les spécialistes se sont intéressés à leurs effets sur la santé.

glutenPremièrement, lorsque l’on compare un produit « sans gluten » avec un produit « avec gluten », on peut voir que notre fameux SABO à disparu. Ils font place à des céréales plus nobles comme le quinoa, le millet et l’amarante. D’autres, moins nobles, sont aussi de la partie : maïs, riz, sarrasin, ainsi que le sorgho.

Ces alternatives sont excellentes vers une transition sans-gluten.

Ps : La châtaigne, la patate douce, les lentilles, le soja, les pois chiches, ou encore le manioc : ces aliments ne contiennent pas de gluten et se trouvent facilement dans les magasins bio sous forme de farine.

Conclusion : que donc penser du gluten et par quoi commencer ?

Il est donc recommandé de suivre votre alimentation. Tout ce qui passe votre bouche est à contrôler, car ce que vous mangez n’est pas sans conséquence sur votre santé. Qu’elles soient positives ou négatives, c’est très important. Ensuite, suivez la méthode en 3 étapes expliquées plus haut. Enfin, si vous avez des doutes sur la moindre intolérance vis-à-vis du gluten, alors consultez votre médecin.

Vous savez donc comment le gluten agit sur vous-même et comment vous pouvez trouver des alternatives. 😉

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